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Journal de bord
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| Les éléments suivants sont classés du plus récent au plus ancien. |  |
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| Lecture à deux voix : les évènements marquants de la vie de nos aïeux |
 |  |  |  |  | 02/10/2010 Barjac, salle Saint Véran, 15h |
 | Un projet intergénérationnel
Lectures de témoignages recueillis auprès de nos Aïeux !
Durant tout le printemps, l’association Colport’âges sillonné le département, avec comme objectif d’organiser le recueil de témoignages relatifs aux événements marquants de la vie. Ce projet a permis de tisser un lien entre les générations,et d’aller à la rencontre de personnes ressources. Et ce grâce au travail entrepris en collaboration avec les bibliothèques, qui ont identifié des personnes âgées intéressées pour témoigner, mais également des jeunes motivés pour effectuer eux-même les interviews, avec leur regard et leurs questions ... de jeunes. Après un travail de mise en forme, c’est désormais autour de deux lectrices professionnelles, Patricia Grime (ass. l’arbre à pain) et Brigitte Beaury (ass. Les mots dits), de sillonner le département pour aller raconter ces témoignages, là-même où ils ont été recueillis.
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La toute première lecture a eu lieu à Barjac !
Remercions avant tout autre chose, l'équipe de bénévoles de la bibliothèque de Barjac qui nous a accueillis samedi avec énergie, bonne humeur et convivialité ! Et que vivent les goûters de Barjac !
Merci aux enfants et aux personnes interviewées !
Merci à Cathy Soulier, de l'association Colport'âges, d'avoir assurer la médiation entre interviewer et interviewé, d'avoir assurer la transcription écrite des témoignages oraux !
Et merci à Brigitte et Patricia pour le travail de mise en voix ! Alternant la lecture des témoignages avec la lecture de textes littéraires, les lectrices ont trouvé une harmonie, un rythme, des voix propres à chaque thème abordé : le travail, la vie à la ferme, la grève, l'école !
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| Ciné-Conférence : Nos enfants demain, pour une société multiculturelle |
 |  |  |  |  | 01/10/2010 Bagnols-les-Bains, Ancien cinéma, 20h30 |
 | Consulter le site web  |
 | Docteur en philosophie, psychologue clinicien et chercheur, consultation transculturelle, Charles Di travaille dans le service de psychopathologie de l'enfant de Marie Rose Moro à l'hôpital Avicenne (Bobigny).
La rencontre avec Charles Di a débuté par la projection du film de Laurence-Petit Jouvet "J'ai rêvé d'une grande étendue d'eau" paru en 2002. Le film est composé de quatre grandes séquences. Ces séquences montrent des moments de consultations où une quinzaine de psychologues de nationalité et de culture différentes tentent d'accompagner, de comprendre, d'éclairer et de traiter les problèmes que rencontrent les familles de migrants avec leurs enfants. Après chaque séquence, Charles Di a accueilli nos réactions, nos remarques, nos réflexions, et a donné un éclairage particulier aux scènes que nous venions de voir, parfois très éprouvantes !
La conférence sur la problématique des personnes migrantes a fait suite au film : C'est quoi migrer ? Quelles difficultés doivent affronter les migrants ? Quelles ressources internes et externes les personnes migrantes mobilisent-elles ? Pourquoi certaines sont plus fragilisées que d'autres ? Qu'est-ce que se sentir déchiré, clivé chez les personnes migrantes ? Est-il possible pour les parents de migrants d'aider leurs enfants à se construire quand ils sont au carrefour de tant de changements et de bouleversements ? Comment les personnes accueillantes répondent aux sollicitations des migrants ?
Avec des exemples bien sentis, Charles Di nous a plongé dans ce que ressent, éprouve, vit la personne migrante. Toutes les difficultés culturelles, psychiques et symboliques qu'elle doit affronter pour vivre et tenter de s'intégrer. Il nous a donné également l'opportunité de nous interroger sur la façon dont les personnes du pays d'accueil se positionnent dans ce type de situation. Sommes-nous capables d'accepter l'altérité, de nous décentrer, de mettre de côté une vision du monde ethnocentrée pour accompagner respectueusement la personne qui arrive en terre inconnue et lui éviter tout clivage ?
Dans ce parcours du migrant parfois chaotique, il y a des démarches comme celle du service du professeur Moro, qui permettent à des personnes de trouver des ressources pour se construire en dehors de chez soi, de ce que l'on a connu, d'établir des liens, des passerelles entre ce que je suis ici, ce que j'étais là-bas, sans pour autant renoncer ni à l'un ni à l'autre.
Un grand merci à Charlotte, José et Caroline pour leur accueil ! |
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| Conférence d'ouverture du cycle Bruit de pages |
 |  |  |  |  | 30/09/2010 Fournels - jeudi 30 septembre 2010
20h30 - Conférence d'ouverture du cycle de Bruit de pages par Gérard Guièze : Qu'est-ce que le lien humain ? |
 | | Jeudi 30 septembre s'est tenue à Fournels la conférence d'ouverture du cycle Bruit de pages.
Après un mot d'inauguration à la fois simple et chaleureux de la part de Monsieur Morel A l'Huissier, Député de la Lozère et Conseiller Général du canton de Fournels, Gérard Guièze, professeur de philosophie à l'Université d'Auvergne, a donné une conférence d'une heure trente sur le lien humain.
Le philosophe a présenté tour à tour les différentes facettes du lien humain : lien filial, lien amical et lien amoureux. Son discours mêlant rigueur du philosophe, humour et dérision, était truffé de nombreux exemples, et a su capter l'attention de la salle tout au long de la soirée.
A la fin de l'intervention, les personnes présentes à Fournels pour cette soirée d'ouverture ont posé de nombreuses questions à Gérard Guièze et l'ont félicité pour la qualité de ses propos. Un grand merci à la mairie de Fournels pour le prêt de la salle, et à Marjolaine de l'ARCAF qui a su accueillir le conférencier et le public dans de superbes conditions. |
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| écRIRE : jeux de mots et d'écriture |
 |  |  |  |  | 28/09/2010 Bibliothèque de Marvejols, de 18h00 à 20h00 |
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| A l'origine de cet atelier à Marvejols, une journée, organisée par la BDP, consacrée à la mise en place d'atelier d'écriture ludique en bibliothèque.
Au cours de cette journée de juillet 2010 ont été abordées les questions liées à l'histoire des ateliers d'écritures et à leurs différentes formes, à l'organisation concrète de ces ateliers (public, durée, moyens etc...), au positionnement de l'animateur, aux outils (catalogue de jeux, bibliographie, fiche technique, etc...). Les bibliothécaires ont ensuite travaillé à l'élaboration de séances de jeux autour du thème de " la famille et des liens intergénérationnels".
Le principe des jeux d'écriture ludique est de réaliser 4 jeux d'une demi heure chacun. Le premier quart d'heure est consacré à l'écriture et le second à la lecture de son texte. S'amuser, rire, partager, respect et humilité sont les maîtres mots des ces ateliers ! Voici donc la proposition de la bibliothèque de Marvejols ! |
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10 femmes se sont réunies le 28 septembre à la bibliothèque de Marvejols pour participer à un atelier autour de jeux de mots et d'écriture. Elles se sont prêtées avec joie, bonne humeur aux jeux sans jamais rechigner. Avec un plaisir certain pour les mots et la langue !
Merci donc à Marie Paulhac, Viviane Mourgues, Arlette Pelat, Monique Verdier, Marthe Charrier, Gisèle Rouffiac et Pascale Pagès de nous autoriser à publier leurs textes !
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ÉcRIRE
jeux de mots et d'écriture |
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28 septembre 2010
Bibliothèque de Marvejols |
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Famille et liens
intergénérationnels
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Jeu déclencheur
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Consigne :
Ecrire une phrase sur le thème de la famille qui commence par SI et continue par Alors.
Ex. : Si j'avais eu un père moustachu alors je serais devenu barbier
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Chaque participante a écrit trois phrases. Puis le Si est séparé du Alors. Les Si sont ensuite liés au Alors de façon aléatoire. Ce qui a donné pour ce jeu :
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Si maman n'avait pas été seule très tôt alors le sang dans mes veines ne serait pas bleu mais rouge
Si mon père et ma mère avaient moins aimé les gâteaux alors j'aurais réparé moi-même mon entorse à la cheville
Si j'avais écouté le grand-père Lazare quand il expliquait comment il arrangeait les articulations des vaches alors nous nous serions bien amusés
Si le ciel me favorisait alors j'aurais vu passer la truite qui obstrua le pont du Gommier
Si mon petit Hugo était toujours sage alors je serais une mère pilote
Si je n'avais pas déménagé alors je saurais planter des choux
Si j'avais des ailes alors il serait devenu musicien
Si ma grand-mère était présente alors mon arrière petit-fils me dirais "Tu es vieille... un peu"
Si j'avais trois soeurs et non trois frères alors j'aurais eu plus de cadeaux
Si mon tonton avait eu une moto alors je serais une grand-mère voguant sur les flots
Si la famille était un creuset alors je ne serais pas là ce soir, j'aurais plutôt été invitée à la Grande Librairie
Si mes enfants ne craignaient pas la voiture alors nous aurions beaucoup aimé les uniformes militaires
Si j'avais le don de double vue pour ma famille alors elle aurait pu mordre pépé
Si mon père jonglait avec les planètes alors j'aurais les fesses plus fines
Si ma grand-mère avait gardé ses dents alors nous aurions pu faire de longs trajets pour partir en vacances

Si mon père avait été le Père Noël alors la fille ressemblerait à la mère
Si je n'avais pas été la plus jeune alors j'aurais aimé les réunions de famille qui rassemblent...
Si j'avais dans mon enfance tenu un journal intime alors j'aurais découvert l'immortalité
Si j'avais été un garçon alors la maison aurait été trop petite
Si l'oncle Gaston avait gardé ses moutons au bord de la rivière alors tu aurais eu un petit frère
Si toutes les familles possédaient un chat alors je serais toujours en avance sur les évènements
Si la maison de famille avait été située en ville alors qu'est-ce que ça aurait changé
Si je n'avais pas eu de frère jumeau alors les valses de Vienne tourneraient mieux
Si ma mère était mon père alors mon grand-père n'entendrait pas les souris trottiner au dessus de sa tête
Si mon père avait été jardinier alors nous aurions eu dans l'enfance des amis pour s'amuser
Si mon père n'avait pas fait la guerre de 14 alors je n'aurais pas été la benjamine
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ÉcRIRE
jeux de mots et d'écriture |
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28 septembre 2010
Bibliothèque de Marvejols |
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Famille et liens
intergénérationnels |
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QQQCOP |
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Consigne:
si vous étiez fille de ..., vous seriez
Qui
Quand
Quoi
Comment
Où
Pourquoi
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Si j'étais fille de Roms, je serais la vieille Paquita qui, du matin au soir, rempaillerait des chaises, assise devant la roulotte, pour gagner quelque argent et surveiller les petits enfants qui jouent dans la terre du campement.
Si j'étais fille de châtelain, je me nommerais Constance, je vivrais à la fin du XII e siècle, je broderais des nappes avec du fil de soie, assise sur la barque au milieu du lac pour attirer les nurses et repousser les fées malveillantes qui menaçaient le prince.
Si j'étais fille d'Aurore Dupin, quand ma mère tiendrait salon, quoiqu'il se passe poésie, musique, peinture... comment ne pas être attentive, malgré l'odeur de sa pipe. Où nous vivions, la nature et les arts faisaient bon ménage ! Pourquoi laisser tout cela se perdre pour des amours frivoles.
Si j'avais été fille de l'ancêtre de Louis XIV, j'aurais été Annabelle en 1700, Princesse des fleurs avec l'aide des valets au jardin de Versailles pour séduire les ministres.

Si j'étais fille de magicien, je serais le lapin rose au moment précis où le chapeau se soulève lentement de la chevelure abondante de mon père.
Si j'étais fille de coccinelle, je serais la petite coccinelle qui, dès le matin, profite du jardin en voletant de plante en plante pour être la première servie.
Si j'étais fille de Prince, je serais princesse au XVIIIe siècle anoblie par mon nom et mon blason dans les grandes familles en Autriche parce que l'époque était ainsi.
Si j'étais la fille du roi de la jungle, qui : je serais une belle lionne, quand: le jour se leverait, quoi : je marcherais dans le petit matin, comment : avec de grands yeux béants de plaisir, où : dans la savane, pourquoi : parce que j'aime voir le soleil se lever.
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ÉcRIRE
jeux de mots et d'écriture |
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28 septembre 2010
Bibliothèque de Marvejols |
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Famille et liens
intergénérationnels |
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Random |
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Consigne :
Ecrire un texte en utilisant les mots de la liste dans l'ordre donné :
Louis XIV, mère,pleurer, rouge, alors que, patchouli, frères et soeurs, couler, étonnement, amère, criard, soupir, barboter, bleu, grand-mère
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Jeune, ma chevelure faisait penser à la perruque de Louis XIV, ma mère m'a fait pleurer pour me coiffer, les yeux rouges alors qu'une odeur de patchouli émanait de mes frères et soeurs, les larmes et le parfum coulaient à l'unisson, étonnement de tous, habitués à des choses plus amères, mon frère au pull rouge criard poussa un soupir, barboter dans la soupe, est moins drôle que dans la Grande bleue. Un bon souvenir alors que je viens d'être grand-mère.
Louis XIV dont la mère pleurait souvent sur son prie-dieu rouge, parfumé au patchouli alors que les frères et soeurs laissaient couler leur barque au grand étonnement de tous ! Amère était la sanction du chambellan criard... Mais une croche, un soupir ! Et à nouveau barboter sous un ciel bleu tandis que grand-mère ouvre son ombrelle.
Au temps de Louis XIV, les mères souvent pleuraient devant les richesses de chacun. Rouges de colère elles étaient, alors que leurs maris peinaient pour gagner de quoi donner à manger à la famille. C'était le cas d'Ernestine qui était loin de rêver au patchouli pour élever l'aîné des fils et ses frères et soeurs. Tandis que l'eau du ruisseau coulait, devant l'étonnement du plus jeune, la tata amère s'occupait des criards. Elle avait beau pousser de longs soupirs, les bébés barbotaient dans l'eau, pas toujours bleue, avant d'aller se réfugier dans le tablier de grand-mère.
Pourquoi Louis XIV ? Sa mère pleurait-elle dans son boudoir rouge alors que le patchouli libérait ses effluves sur les enfants et petits enfants, frère et soeurs indifféremment ? Coulez larmes et ne manifestez aucun étonnement si elles sont amères ! Criards étaient les drapés qui étouffaient les soupirs pendant que le dernier né barbotant dans son bain bleu était admiré par sa grand-mère.
Au temps de Louis XIV, être mère voulait sans doute dire pleurer des larmes rouges alors que leurs enfants s'amusaient dans des costumes aux senteurs de patchouli. Frères et soeurs coulaient des jours heureux au grand étonnement de leur nourrice amère. "Geignard, criard, hurlard ! " criait-elle à tout instant et, dans un grand soupir regardait tranquillement le petit dernier dont les yeux bleus rappelaient ceux de sa royale grand-mère.
Le jeune Louis XIV, entendant sa mère pleurer au fond du boudoir tendu de satin rouge, alors qu'il rentrait de la chasse, poussa la porte entrebaîllée, mais ne perçut pas la senteur de patchouli qui auréolait habituellement la noble dame. Il savait qu'elle s'était entretenue avec ses frères et soeurs et les larmes qu'il voyait couler provoquaient son étonnement. Ce n'était pas une mère aux remontrances amères et à la voix criarde, lorsque, voyant les enfants barboter dans le grand bassin bleu, elle faisait preuve d'une sollicitude de grand-mère.
Un portrait de Louis XIV était accroché au mur de la chambre. Ma mère, assise à côté du lit, pleurait. Je ne pouvais détacher mes yeux du couvre-lit rouge alors qu'une odeur de patchouli envahissait la pièce. Les larmes de mes frères et soeurs coulaient de leurs yeux rougis et malgré mon étonnement, un souvenir amer me revint : mamie avec son chapeau vert criard. Soupir ! Je me sens barbotée! Emportée au loin. La lumière bleue de la lampe me ramène à la triste réalité : grand-mère est partie...
Le grand roi Louis XIV avait une mère très grande parfumeuse qui pleurait et devenait très rouge alors qu'elle lui passait du patchouli sur ses grands cheveux. Ses frères et soeurs lui faisaient pendant ce temps couler un bain et, au grand étonnement du roi, ils mettaient de l'orange amère dans l'eau qui sous l'effet de la chaleur se colorait en rouge criard. Avec de grands soupirs, il allait barboter dans la baignoire et jouer avec son canard bleu que sa grand-mère, une grande reine, lui avait acheté au marché aux puces.
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ÉcRIRE
jeux de mots et d'écriture |
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28 septembre 2010
Bibliothèque de Marvejols |
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Famille et liens
intergénérationnels |
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Biographie imaginaire |
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Consigne:
Les participants rédigent un texte à partir d'une des photographies présentes dans la pièce – en inventant sa vie. Ils insisteront sur son enfance et ses relations avec sa famille et notamment avec sa mère.
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Elle s'appelle Eugénie mais je préfère l'appeler Douce. Native d'un petit village de Lozère au moment où son père est parti pour la guerre. Oh, elle en a connu des douleurs et des souffrances mais dans sa tête trotte toujours le visage de sa mère, dure au labeur mais qui n'hésitait pas...
Marcel a toujours vécu en Normandie. Il est né dans un petit village où son père était maréchal-ferrant. Dans la petite maison attenante à l'atelier, sa mère le berçait en lui chantant des complaintes aux multiples couplets. Il aimait rester ainsi près de sa mère et cultiver ses pleurs pour prolonger ces moments où il était heureux. Il simulait même la peur des revenants pour que sa mère l'accompagne jusqu'à l'école. Dès l'enfance il a eu besoin de porter des lunettes et sa vue a été déficiente tout au long de sa vie. Il aurait voulu devenir cordonnier mais à cause de cette mauvaise vue, il est devenu charpentier.
Elle était née en 1924 dans un petit village de l'Aubrac où l'hiver est souvent long et rude. On la prénomma Simone lorsque la mère la mit au monde dans la chambre blanchie à la chaux où dormaient encore les enfants précédents. Simone se révela calme et douce, mangeant comme un oiseau, apprivoisant son monde avec ses yeux clairs et son sourire en fleur. La mémé la gâtait outrageusement, gardant pour elle la dernière part de coupétade ou la plus dodue chataîgne achetée au colporteur cévenol. On la trouvait bien fragile, on se disait qu'un souffle un peu fort pouvait l'abattre facilement. Mais malgré les rhumes, les fièvres, la pâleur, la maigreur, Simone alla à l'école, en pension à Nasbinals, passa avec succès son certificat d'étude puis son brevet supérieur et devint institutrice. Mais un beau gars du village, parti chercher fortune à Paris, revint au pays pendant les vacances. Ils se virent et s'aimèrent. Elle le suivit à Paris, quitta son métier pour devenir la caissière du Grand Café dont le beau montagnard avait pris la gérance.
Amélie, ton visage si doux, un sourire flottant sur tes lèvres, tu songes avec joie à ton enfance, ton père avenant, ta mère qui prenait tant de plaisir à te coiffer, te conter les aventures de ses ancêtres, certes un peu arrangées, mais c'était si bon d'écouter, de se laisser bercer par cette voix tranquille, blottie dans ses bras. J'étais la petite dernière, deux frères étaient nés avant moi, petite retardataire disait-on, il faut dire que quinze années me séparaient du cadet. Nos dimanches, jour de retrouvailles, n'étaient que rire, jeux et bons repas ; avec des instants où nous racontions notre semaine, mes frères étaient à l'internat. Les années s'écoulent, chacun d'entre nous a fondé sa propre famille; mais longtemps nous avons gardé ce temps de rencontres et de joies. J'ai gardé cette habitude de conter notre enfance, les jeux, les confitures et tous ces petits riens de bonheur et de peine dont est faite une vie. La douceur du passé m'a aidée à traverser les ans, prenant le parti de rire plutôt que de pleurer. C'est peut-être cela que tu vois dans mes yeux et dans mes rides.
Irène, née à Montrodat, eut une enfance heureuse auprès de cinq frères aînés. Très vite, ils l'emmenèrent garder les moutons et son père à la foire de la Saint-Michel où elle admirait les chevaux et l'Inconnu. Sa relation avec sa mère, cependant était plus difficile et chacune se méfiait de l'autre. Peu à peu elle apprirent à mieux se connaître et après le départ des garçons une relation privilégiée s'installa qui se prolongea à la génération suivante. Irène viellit doucement... pensant que la mort c'est aussi la vie...
Le père Antoine. Il est né au début du XXe siècle. Après avoir fréquenté l'école communale du Régourdel, il est parti chez les frères à Chirac puis au lycée de Mende. Il rêvait d'être instituteur. Malheureusement, il n'a pu poursuivre ses études et a du trouver un métier rapidement. Il a travaillé dans les forêts. C'est ainsi qu'il est devenu bûcheron, observant les animaux... Il aurait pu en écrire des fables ! Maintenant à la retraite, toujours de bonne humeur, il a toujours une histoire à raconter à ses jeunes voisins de quartier.
La clope et les loups, c'a toujours été les passions de Pépé Cavalho. Le jour de ses six ans, alors qu'il revenait du restaurant, ils ont rencontré Etron fou le Loup Blanc. Sa mère s'est mise à hurler comme une folle. Pépé ne s'est pas démonté. Il a pris un bâton et l'a fiché dans la gueule de sa mère. Le loup effaré par tant de violence s'est enfui en courant s'abstenant pour le coup d'ouvrir grand la sienne. | |
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| Résidence d'écrivaine avec Adeline Yzac |
 |  |  |  |  | 27/09/2010
Du 20 au 24 septembre 2010,
Meyrueis, Collège André Chamson |
 | Consulter le site web  |
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LA DOUCE EXIGENCE D'ADELINE YZAC
L'atelier d'écriture qui s'est tenu du 20 au 24 septembre au collège André Chamson à Meyrueis s'est révélé intense, fort, dense. A l'image d'Adeline Yzac, l'écrivain invité.
Cette année, il ne pouvait y avoir qu'une résidence d'écrivain. Adeline Yzac a été retenue parmi les écrivains pré-selectionnés parce qu'il a fallu choisir, parce que nous aimons ces livres. Et notamment "Grand-mère tout doucement", "Si vieux Monsieur" qui abordent les relations entre grands-parents et petits-enfants avec tant de délicatesse. Ces livres où la langue, où les mots sont si justes, si vivants, si parlants, tellement chargés d'émotions.
Puis, il y a Annie Védrines, la bibliothécaire bénévole de Meyrueis qui a défendu la tenue de la résidence d'écrivain à Meyrueis. Et qui a mobilisé son énergie pour faire aboutir ce projet au collège. Il y a aussi la direction et l'équipe enseignante du collège qui ont adhéré au projet. Et enfin les élèves de quatrième et de troisième du collège qui se sont ouverts aux propositions d'Adeline Yzac et qui se sont lancé dans l'écriture.
Bref, une belle mobilisation autour des mots !
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Après une réflexion sur la thématique de "d'où je viens" et des pistes données sur les ingrédients d'un texte littéraire, les élèves de troisième ont ouvert le bal en écrivant un texte avec un personnage qui évolue à l'époque contemporaine. Quand aux élèves de quatrième, même indications, excepté que leur personnage devait évoluer dans les années 1895-1930. Chaque élève devait signer son texte en utilisant un pseudonyme.
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Une fois les textes produits, chaque texte s'est retrouvé lié à un autre texte. Les élèves de troisième ont eu le plaisir de les faire fusionner avec ceux de leurs camarades de quatrième. Idem pour les quatrièmes. Un travail de relecture et de réécriture a été nécessaire. Pour cela, Adeline Yzac était présente pour les guider pas à pas, les accompagner. Jusqu'à proposer des séquences de travail individuel pour aider les élèves à rendre leurs textes plus littéraires : retirer le vocabulaire ordinaire, ajouter des images, des comparaisons, décrire des lieux, des personnages etc...
Après les séances journalières de 2X3 heures, les trois acolytes sont restés parfois très tard pour taper et mettre en forme les textes, procéder aux indications pour les faire évoluer, préparer les séances du lendemain, clarifier les objectifs des séances...
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Dense et exigeant, l'atelier mené par Adeline Yzac a mis l'accent sur l'importance de maîtriser le langage, les mots, l'écriture pour transformer son regard sur le monde et façonner sa vie. Et pour certains, de prendre conscience du processus créatif propre à un écrivain ou peut-être à tous : lecture écriture, relecture réécriture dans un mouvement permanent jusqu'à trouver le souffle juste ! |
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